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Une certaine vie entre parenthèse

Nous sommes entrés dans une ère nouvelle,
L’ère où nous avons peur de respirer dans les magasins,
L’ère où nous sommes dans l’obligation de se méfier les uns des autres.
Quand ce temps sera terminé,
pourrons-nous retrouver les gestes de tendresse, sans crainte, aucune ?
Sans un pincement à la partie de soi qui se méfiera encore ?
Nous nous regardons de travers, en pensant :
« Surtout, ne me refile pas ce que tu as ou n’a peut-être pas »

Ça y est, je ne supporte déjà plus la phrase « Prenez soin de vous « .
À force d’être trop entendus, les mots perdent-ils leur sens ?
Pour moi, ils ont perdu leur fraicheur et leur capacité d’être écoutés.
Plus jamais nous ne pourrons entendre le MOT « confinement » comme avant !
Ce mot a pris une ampleur insoupçonnée !
Serons-nous tous cons, in fine ?
Je suis planquée, chez moi,
Heureusement, j’habite un bel endroit ;
Nous voilà – chacun – face à notre choix de lieu de vie…
Du coup, il n ‘a jamais été aussi facile d’obéir au gouvernement…
Mais… si tous les gens pouvaient obéir à leur bon sens…

Un soir, la réalité m’a sauté à la figure, d’un coup,
et j’ai pleuré – oh, pas longtemps, quelques minutes…
Des larmes de conscience…
Je ne sais plus du tout quoi penser du monde ;
Je ne sais plus comment penser droit.
Ce monde qui s’est arrêté… j’observe.
Pourrons-nous, à nouveau, nous serrer dans les bras ?
On ne vit pas pareil, quand on a, comme ça, des semaines devant soi !
Le monde, notre fameux monde, remis en question,
Et tout le monde y va de ses interprétations !
En tout cas, jamais je n’ai vu, ni apprécié le printemps comme ça !
La nature comme compagne…!
Le temps, ça change tout.
C’est lui qui nous sauvera ?

Sophie Cereghetti

Écrit à Hoursinne, le samedi 4 avril 2020, après 18 jours de confinement en Belgique

 

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