ECOLO                                                                                  décembre 2017

459 places de parking à Rome : non à l’asphalte !

En séance de la Commission Consultative d’Aménagement du Territoire et de la Mobilité, un avis officiel sur l’aménagement des accès et parkings sur le site d’Adventure Valley à Durbuy a été rendu à l’unanimité : que l’entièreté des surfaces ne soit pas imperméabilisée.

ECOLO salue la clairvoyance des membres de la CCATM et espère que la Ville suivra cet avis lors de la délivrance du permis d’urbanisme.

Le projet : parking asphalté

Le parc de loisirs Adventure Valley (M. Coucke) a fait une demande de permis d’urbanisme pour un parking de 459 places à Rome. Le bureau d’études (Bureau AGUA, qui travaille également pour la Ville) propose un revêtement en asphalte (avec égouttage, bassin d’orage et station d’épuration) pour que tout soit propre, éviter les flaques d’eau désagréables pour les touristes et pouvoir y tracer les places de parking par des lignes blanches (informations recueillies à bonne source).

Le Contrat de Rivière recommande de limiter l’imperméabilisation des sols

Le Contrat de Rivière de l’Ourthe (1) est clair : “Trop d’eau dans les cours d’eau, pas assez d’eau dans les nappes phréatiques (…)  L’urbanisation, avec l’imperméabilisation qu’elle entraîne, peut poser des problèmes de ruissellement qui contribuent à aggraver ces phénomènes. En effet, parkings, voiries et trottoirs pavés ou goudronnés ne permettent pas l’infiltration des eaux de pluie.

L’homme aggrave les inondations

Or, “si la cause première des inondations reste l’aléa météorologique, les modifications apportées par l’homme aux caractéristiques intrinsèques des cours d’eau, bassins versants ou plaines alluviales (urbanisation, imperméabilisation…) constituent souvent des facteurs aggravants” (2).

 Au 21ème siècle, réduisons l’asphalte

ECOLO recommande un revêtement perméable pour éviter les nuisances dues à l’asphalte, c.à.d. :

  • l’utilisation du pétrole,
  • l’imperméabilisation du sol (baisse de la nappe phréatique, augmentation des risques d’inondation, flaques d’eau, épandages polluants en cas de gel),
  • la contribution au réchauffement climatique (absorption de la chaleur par l’asphalte).

Remarquons toutefois que les déplacements de véhicules sur un parking de parc de loisirs ne sont pas à comparer à ceux d’une station-service ou d’une grande surface commerciale.

D’autres possibilités de recouvrement efficaces

Plusieurs types de revêtement existent : dalles béton gazon, pavés poreux, béton drainant, pavés en béton avec ouverture…  Il n’y a que l’embarras du choix !  Pairi Daïza devrait être un exemple pour M. Coucke : un parking en dolomie, agrémenté de haies basses. Pourquoi pas ?

Pour conclure

ECOLO, certes, préférerait voir pousser des arbres à cet endroit !  Mais comment faire pour y accrocher les voitures ?

Éric JURDANT et le groupe ECOLO

 

  • Bulletin n° 30, juin 2006, pp. 3-4 (site : cr-ourthe.be)
  • Extrait du “Tableau de bord de l’environnement wallon”, 2005, Éd. MRW-DGRNE, 160 pp.
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