À PROPOS DU PROJET DE LOTISSEMENT À GRANDHAN

Un promoteur immobilier se propose d’aménager un lotissement à GRANDHAN, dans une zone de prairies (en dehors des rues existantes). Il créerait la voirie supplémentaire et placerait les impétrants nécessaires. Le coût de ces travaux devra donc se répercuter dans le prix de vente des terrains. Quant à l’entretien des voiries et des commodités, sera-t-il à charge des acheteurs ou de la commune (c.à.d. nous tous) ? La réponse n’est pas connue…

Publié le lundi 29 février 2016

Or, il existe, dans l’entité, pas mal d’opportunités de maisons et de terrains à vendre. D’après un site immobilier, on relève : 120 maisons, plus de 50 chalets et 30 appartements environ, sans compter de nombreux terrains situés le long de voiries existantes.

Notons (liste non exhaustive) : à PETITHAN, un nouvel ensemble de 10 maisons, dont une seule est occupée ; à TOHOGNE, un nouveau lotissement où les maisons semblent à l’abandon ; au tier de Rome (face au commissariat de police), un lotissement important où de nombreuses parcelles sont toujours à vendre.

Du point de vue de l’insertion sociale, les lotissements ne sont-ils pas des ghettos, dont les habitants participent plus rarement à la vie associative ?

Au vu de tous ces éléments, nous estimons ne pas avoir besoin de nouveaux lotissements éloignés des noyaux d’habitat tels que définis par la Région Wallonne.

Selon nous, il y a deux alternatives à privilégier pour la création de nouveaux logements : densifier l’habitat le long des voiries déjà équipées ; créer des quartiers durables dans les agglomérations existantes.

Densification de l’habitat Il convient d’utiliser les terrains à bâtir existants, situés dans les villes ou villages, à proximité de maisons déjà construites et occupées, si possible là où passent des transports en commun.

Ceci justifierait la modernisation des infrastructures présentes et des impétrants. Citons, par exemple, le placement de fibres optiques (en vue d’un internet performant), l’amélioration des routes, l’augmentation de l’offre de transport, etc. Des avantages de ce genre constituent un attrait pour de futurs habitants, de même que pour des artisans ou de petites industries.

En résumé, la densification de l’habitat crée un effet boule de neige. L’augmentation du nombre d’habitants entraîne des opportunités nouvelles.

Création de quartiers durables Au 21ème siècle, le quartier durable doit devenir la norme en matière d’habitat. Ce genre de réalisation se développe dans pas mal de pays et même en Belgique, mais pas encore dans notre province. Si DURBUY pouvait devenir commune pilote dans ce domaine, ce serait un fameux atout et une belle vitrine médiatique.

Quels sont les principes fondamentaux régissant un quartier durable ? Éco-mobilité : transports en commun ; déplacements à vélo ou à pied. Maisons à basse énergie. Recherche constante de l’économie : chauffage communautaire ; distribution d’eau chaude ; équipements communs (matériel, gros électroménager, etc.) Matériaux de construction régionaux et ne provoquant pas de déchets. Attention particulière à l’économie et au recyclage de l’eau (citernes, lagunage, …) Biodiversité. Architecture intégrée et attirante. Respect du paysage. Confort et santé. Processus participatif. Intégration du quartier dans un ensemble plus large. Développement de zones de production à proximité, afin d’éviter les déplacements. Diversité sociale, afin d’éviter le risque de ghetto (dans un sens ou dans l’autre).

Références : "Trends Tendances" du 13.2.2014 DEGRAEVE Jean-Michel, "Habiter en quartier durable", Ministère wallon du Développement durable, 2010