En complément au bulletin communal de mars 2015, nous reprenons, ci-dessous, le sujet traité par ECOLO, enrichi de données chiffrées…

BROUILLARD ÉLECTROMAGNÉTIQUE : Y aurait-il un manque d’information ?

Publié le vendredi 3 avril 2015

Le brouillard électromagnétique dans lequel nous évoluons aujourd’hui, ne fait aucun doute ! Il est impossible pour l’être humain de s’adapter à son environnement comme par le passé. En quelques décennies, les champs électromagnétiques des très basses fréquences et, surtout, des hyperfréquences, se sont terriblement intensifiés. De plus en plus d’études scientifiques et de médecins parlent du danger encouru par le monde vivant, face à ce phénomène…

Dans le domaine des très basses fréquences, notre cerveau émet des signaux qui couvrent une gamme de fréquences allant de 0,5 à 30 Hz et nous sommes exposés à des champs électromagnétiques de 50 Hz.

Les champs électromagnétiques de micro-ondes (hyperfréquences allant de 300 MHz à 300 GHz) sont largement utilisés dans l’organisme humain pour la communication biologique intercellulaire et intracellulaire.

Il est logique de penser que la pénétration permanente ou régulière dans l’organisme humain, permise par la micro-onde porteuse d’ondes de fréquences se situant dans la gamme des ondes cérébrales, est susceptible de perturber gravement le fonctionnement du cerveau.

Sous une ligne à haute tension de 380 kV, le champ magnétique est d’environ 35 µT (microteslas), soit 350 fois le seuil limite. Son champ électrique est de 7000 v/m, soit 70 fois le seuil. Imaginez les conséquences pour les personnes qui habitent à proximité !

Quant aux technologies de communication sans fil, que nous soyons utilisateurs actifs ou non, nous sommes tous soumis à des champs électromagnétiques d’hyperfréquences allant de 900 MHz à 2600 MHz (GSM) et pulsées en très basses fréquences : 217 Hz - 8Hz (GSM), 100 Hz pour le téléphone intérieur sans fil, 77 à 143 Hz pour le WIFI.

En juillet 1999, l’Union Européenne adoptait les recommandations suivantes : 100 µT pour les champs magnétiques, à ne pas dépasser ; 450 µW/cm2, densité de la puissance reçue en un lieu donné pour la fréquence GSM 900 MHz ; 1000 µW/cm2 pour les fréquences supérieures à 2000 MHz (WIFI, 4 G).

Il faut savoir qu’en Belgique, seul le champ électrique est réglementé. Le champ magnétique n’est pas encore pris en considération par la législation belge.

Les spécialistes de la santé recommandent aujourd’hui un champ magnétique, très basses fréquences, inférieur à 0,1 µT (intérieur des maisons, écoles...) et, pour les rayonnements en hyperfréquences pulsées, 0,1 µW/cm2 en milieu intérieur comme en extérieur.

Il est donc plus qu’urgent d’exiger la révision des normes actuelles, dans le but d’établir des normes nationales, pour la mise sur le marché d’appareils tenant compte des effets sur notre santé.

Soit nous participons à la croissance des bénéfices des opérateurs de téléphonie mobile, soit nous veillons à notre santé !

En attendant, comme solutions, nous pouvons déjà préférer le raccordement filaire à l’internet, renoncer au téléphone intérieur sans fil, adopter l’oreillette filaire pour le téléphone portable.

Les recours concernant l’implantation d’antennes

Bien que ses pouvoirs en la matière soient limités, le Collège Communal peut introduire un recours motivé auprès du gouvernement (wallon) dans les 30 jours après réception de la décision du fonctionnaire délégué (CWATUPE, art. 119, § 2).

À titre privé, une personne concernée par ce problème peut, dans les 60 jours, introduire un recours au Conseil d’État, en annulation ou en suspension du permis litigieux. Il faut savoir, toutefois, que ces procédures s’avèrent fastidieuses.

Cet article se base sur un travail de Paul LANNOYE, docteur en sciences physiques, ancien député européen Ecolo : La pollution électromagnétique, un scandale sanitaire annoncé.

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