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Bulletin Communal 03/2018 - Gouverner, c'est d'abord loger son peuple...

ÉCOLO DURBUY                                                                                                                                                                                                                      mars 2018

Gouverner, c’est d’abord loger son peuple…

(Abbé Pierre)

 

« L’accès à un logement de qualité est un besoin de base et un enjeu fondamental pour notre société » (Philippe JUNGERS, animateur MOC – CIEP). Ce droit au logement est inscrit dans la Constitution mais, en réalité, de plus en plus de ménages éprouvent des difficultés à trouver un logement décent, correspondant à leurs besoins et à leurs revenus.

La Région Wallonne demande aux communes d’avoir au moins 10 % de logements accessibles aux personnes disposant de revenus inférieurs. Ce chiffre devra sans doute être revu à la hausse, étant donné l’augmentation de la précarité.

 

La situation dans notre commune

 

Le nombre de ménages bénéficiant du revenu d’intégration a doublé en peu de temps. Il était de 106 en 2013 (source CPAS DURBUY). Le taux de chômage atteint 14 % actuellement.

Il faut aussi tenir compte des personnes bénéficiant d’une pension insuffisante, de l’augmentation du nombre de ménages constitués d’un parent seul avec enfant(s), ainsi que des personnes seules.

 

Les problématiques rencontrées chez nous

 

Selon le Plan communal de logement, les plus importantes sont :

  • domiciliation dans les campings ou parcs résidentiels,
  • ménages en état de précarité,
  • pression immobilière (coût des terrains et habitations).

D’autres, moins présentes, sont :

  • quartiers insalubres,
  • logements inoccupés.

Le CoDT (Code du Développement Territorial), en son article D.II.25 bis, crée une nouvelle dénomination dite « zone d’habitat vert », en vue d’y placer l’habitat alternatif. Il faudra répondre à beaucoup de conditions pour pouvoir en bénéficier, dont une modification du Plan de secteur. Le sujet reste compliqué mais ECOLO ne perd pas espoir car il offre une réelle perspective pour les zones dans lesquelles des domiciliations sont autorisées de manière provisoire.

Nous constatons l’effort entrepris par notre commune pour avancer dans ce domaine, avec l‘aide des gestionnaires suivants :

  • l’A.I.S. (Agence Immobilière Sociale) (gère à DURBUY 36 logements),
  • La Famennoise a.s.b.l. (45 logements),
  • la ville de DURBUY (9 logements),
  • la Régie Foncière (6 logements),
  • le C.P.A.S. (7 logements en sous-location; 1 logement d’urgence, bientôt 2).

Également en cours :

  • un projet de construction à BARVAUX (10 logements), à l’initiative de l’ex-ministre J.M. NOLLET,
  • appartements à BOMAL, rue de Fleurie (4 logements).

Le logement fait partie des priorités vivement défendues par ECOLO

 

Afin de poursuivre l’effort fourni, nous demanderons qu’une nouvelle évaluation des besoins en matière de logement soit effectuée lors du renouvellement du Conseil Communal.

ECOLO propose encore d’autres formules, comme, par exemple :

  • des habitats groupés (diverses formules possibles),
  • des éco-quartiers ou quartiers durables (nuisances environnementales quasiment nulles),
  • la rénovation de bâtiments vétustes,
  • la nécessité d’améliorer l’isolation et de revoir les systèmes de chauffage (en vue de diminuer les charges des locataires et l’impact sur le réchauffement climatique).

Pourrait-on rêver aussi de créer des « logements acquisitifs » (c’est-à-dire acquis selon la formule d’une location-vente) ? On en reparle…

Pour le groupe ECOLO,

C. MERTEN, M.A. PÊTRE, M. TÊCHEUR

Bulletin Communal 12/2017 - 459 places de parking à Rome : non à l'asphalte !

459 places de parking à Rome : non à l’asphalte !

En séance de la Commission Consultative d’Aménagement du Territoire et de la Mobilité, un avis officiel sur l’aménagement des accès et parkings sur le site d’Adventure Valley à Durbuy a été rendu à l’unanimité : que l’entièreté des surfaces ne soit pas imperméabilisée.

ECOLO salue la clairvoyance des membres de la CCATM et espère que la Ville suivra cet avis lors de la délivrance du permis d’urbanisme.

 

Le projet : parking asphalté

Le parc de loisirs Adventure Valley (M. Coucke) a fait une demande de permis d’urbanisme pour un parking de 459 places à Rome. Le bureau d’études (Bureau AGUA, qui travaille également pour la Ville) propose un revêtement en asphalte (avec égouttage, bassin d’orage et station d’épuration) pour que tout soit propre, éviter les flaques d’eau désagréables pour les touristes et pouvoir y tracer les places de parking par des lignes blanches (informations recueillies à bonne source).

 

Le Contrat de Rivière recommande de limiter l’imperméabilisation des sols

Le Contrat de Rivière de l’Ourthe (1) est clair : « Trop d’eau dans les cours d’eau, pas assez d’eau dans les nappes phréatiques (…)  L’urbanisation, avec l’imperméabilisation qu’elle entraîne, peut poser des problèmes de ruissellement qui contribuent à aggraver ces phénomènes. En effet, parkings, voiries et trottoirs pavés ou goudronnés ne permettent pas l’infiltration des eaux de pluie. »

 

L’homme aggrave les inondations

Or, « si la cause première des inondations reste l’aléa météorologique, les modifications apportées par l’homme aux caractéristiques intrinsèques des cours d’eau, bassins versants ou plaines alluviales (urbanisation, imperméabilisation…) constituent souvent des facteurs aggravants » (2).

 

 Au 21ème siècle, réduisons l’asphalte

ECOLO recommande un revêtement perméable pour éviter les nuisances dues à l’asphalte, c.à.d. :

  • l’utilisation du pétrole,
  • l’imperméabilisation du sol (baisse de la nappe phréatique, augmentation des risques d’inondation, flaques d’eau, épandages polluants en cas de gel),
  • la contribution au réchauffement climatique (absorption de la chaleur par l’asphalte).

Remarquons toutefois que les déplacements de véhicules sur un parking de parc de loisirs ne sont pas à comparer à ceux d’une station-service ou d’une grande surface commerciale.

 

D’autres possibilités de recouvrement efficaces

Plusieurs types de revêtement existent : dalles béton gazon, pavés poreux, béton drainant, pavés en béton avec ouverture…  Il n’y a que l’embarras du choix !  Pairi Daïza devrait être un exemple pour M. Coucke : un parking en dolomie, agrémenté de haies basses. Pourquoi pas ?

 

Pour conclure

ECOLO, certes, préférerait voir pousser des arbres à cet endroit !  Mais comment faire pour y accrocher les voitures ?

Éric JURDANT et le groupe ECOLO

 

  • Bulletin n° 30, juin 2006, pp. 3-4 (site : cr-ourthe.be)
  • Extrait du « Tableau de bord de l’environnement wallon », 2005, Éd. MRW-DGRNE, 160 pp.

Bulletin Communal 09/2017 - Réduisons nos déchets ... ensemble !

ECOLO                                                                                                    septembre 2017

Réduisons nos déchets … ensemble !

Zéro déchet : qu’est-ce que cela veut dire ?

 

C’est tenter de vivre en réfléchissant, avant chaque type d’achat, et de se demander : Est-ce que je génère un déchet ?  Puis-je l’éviter ?  Si non, comment le recycler ?

 

 À DURBUY, nous générons beaucoup de déchets

En 2016, le poids des ordures ménagères brutes, récoltées en duo-bacs, s’élevait à 152,45 kg par habitant, alors qu’il est nettement moindre dans d’autres communes.

Cependant, DURBUY ne dépasse pas de beaucoup la moyenne des communes luxembourgeoises. Sur 44 communes, elle se classe 32ème pour les déchets organiques (compostables) et 27ème pour les déchets résiduels (duo-bacs).

Pour un ménage de 2 personnes ou plus, la taxe déchets comprend un coût fixe qui donne droit à 26 levées. Les levées supplémentaires sont facturées en plus.

À DURBUY, où le prix de la levée est moindre qu’ailleurs, le dépassement des 26 levées est fréquent. Par conséquent, cela génère un poids supplémentaire de déchets !

 

Une solution, dépendant de la commune, serait d’adapter les prix : diminuer la partie fixe de la taxe et augmenter le prix des levées supplémentaires. Si ce prix augmente, le nombre de levées diminuera et, par conséquent, le poids des déchets récoltés également…

 

 Quelques pistes pour diminuer  nos déchets : refuser, réduire, réutiliser, recycler, composter

Avant chaque achat de matériel, se poser les questions suivantes : Combien de temps va durer le produit ?  Est-il bien utile, indispensable à mon confort ?  Quelle est son origine ?  Est-il composé de produits recyclables ?  Ne pourrais-je pas l’emprunter ?  Que faire face aux emballages exagérés (plastiques rigides ou souples) ?

* Réflexion : nous avons tous des appareils que nous utilisons très peu, parfois acquis par simple effet de mode…

* Solutions alternatives : résister à l’achat peu utile; emprunter ou louer l’outillage occasionnel; s’inscrire à Durbuy SEL (Système d’Échange Local); finalement, accepter de ne pas être totalement autonome.

Avant chaque achat de produits alimentaires, se poser les questions suivantes : Le produit est-il en vrac ou préemballé ?  Provient-il de la région (circuit court) ?  Est-il de saison ?  Quelle quantité acheter pour éviter le gaspillage ?  Est-ce le bon choix ?

* Réflexion : lorsque je fais mes courses avec une liste préparée, je dépense moins et mieux; donc, je gaspille moins.

* Solution alternative : privilégier les aliments commandés au comptoir, avec emballage papier, à ceux préemballés.

 

Les langes pour bébé, un sacré problème de coût et de déchets !

* Réflexion : langes à jeter (à usage unique, forcément !) ou langes réutilisables ?  Leur réutilisation demande du temps et une certaine organisation.

* Solution alternative : un service de location de couches tout compris existe depuis peu dans notre commune; les langes sont repris, lavés et remplacés (Sudpresse – 29.8.2017). Magnifique !

 

Et ces initiatives bien connues, les utilisez-vous ?

Repair café, donneries, brocantes, magasins de seconde main, armoires à dons, bourses aux vêtements ou aux jouets, …

 

Notre article vous interpelle ?  Vous souhaitez vous investir positivement avec nous ?

Votre avis nous intéresse.

Participez à notre opération Zéro Déchet, ce samedi 30 septembre à BARVAUX (S.I.).

Ou demandez notre dépliant Objectif : commune Zéro Déchet (infos : 086.38.83.20).

 

Pour ECOLO,

                                                                Jurdant, C. Merten, M. Têcheur

 

Bulletin Communal 06/2017 - ILS ferment la gare !

Bulletin Communal 04/2017 - L'argent est un bon serviteur, mais un mauvais maître

L’argent est un bon serviteur, mais un mauvais maître

(A. DUMAS fils)

Voilà une citation qui nous paraît d’actualité à propos de la nouvelle conquête de DURBUY par un richissime acquéreur !  Notre ville, pôle important du tourisme en Ardenne, se voit maintenant propulsée au rang de « star », avec tout ce que cela comporte d’exigences pour maintenir ce rang.

 

Comment les problématiques suivantes seront-elles réglées ?

Besoins en électricité  –  Alimentation en eau et épuration des eaux  –  Élimination des déchets et propreté publique  –  Bruit  –  Mobilité (voitures, camions, motos, vélos, transport ferroviaire, déviation de la route à Rome et son financement, etc.)

 

La manne financière sera-t-elle la solution magique ?

Quand un seul actionnaire, ou groupe d’actionnaires, a la mainmise sur presque toute l’économie d’une ville et qu’il occupe, de surcroît, une partie importante du territoire, cela crée sans doute de l’emploi (permanent et saisonnier) au sein de son entreprise, mais les problèmes ci-dessus persistent. En effet, cela ne résout qu’un aspect des besoins immédiats d’une population (gagner de l’argent pour se nourrir et survivre) dans un modèle économique que nous sommes nombreux à remettre en question. Rien de neuf sous le soleil !

 

ÉCOLO travaille à un autre modèle

Citons Jean-Marc NOLLET : « Le politique doit montrer qu’il est capable de se retrouver autour de projets à long terme. C’est ainsi qu’on luttera contre les formes d’extrémisme et de populisme. »

Aujourd’hui, en constatant l’évolution des faits, ECOLO DURBUY marque son désaccord avec ce modèle car il ne correspond pas au programme sociétal d’ECOLO. Pour nous, le tourisme doit être durable, de grande qualité, créateur d’emplois et de richesses sur le plan local. Nous l’affirmons haut et fort mais nous demeurons respectueux de chacun et nous maintiendrons le dialogue.

C’est dans ce but que nous avions introduit une demande officielle au Collège, visant la création d’un Comité d’accompagnement du projet touristique de MM. COUCKE et MAERTEN, tel qu’énoncé au point 7 de notre conférence de presse, en juin 2016.

Ce Comité devait être composé de personnes représentant les intérêts de la commune, depuis l’habitant jusqu’à l’acquéreur, en passant par les administrations et autorités compétentes.

Notre demande a été refusée par la majorité qui estime être suffisamment contrôlée par les différents organes administratifs dont elle dépend, pour la gestion de cette entreprise.

Nous sommes profondément déçus de ce refus : occasion manquée de prendre en considération les attentes des citoyens et de trouver un terrain d’entente entre toutes les parties concernées.

Chez ECOLO, en effet, nous fonctionnons dans la concertation et la prise de décision collective.

 

Un autre sujet  – positif –  pour terminer

Nous nous réjouissons que DURBUY ait décidé d’adhérer à la Convention des Maires pour le climat et l’énergie, telle que préconisée par la COP 21. D’autant plus que nous y avions invité les responsables de la commune dès juin 2015.

Les villes signataires s’engagent à agir pour soutenir la mise en œuvre de l’objectif de réduction de 40 % des gaz à effet de serre de l’UE à l’horizon 2030, ainsi qu’à adopter une approche commune pour atténuer le changement climatique et s’y adapter.

Toutefois, le contexte a changé : l’accroissement probable du trafic dû au projet COUCKE va compliquer la tâche. Cette adhésion devient un véritable défi pour notre commune : pourquoi pas ?

Le groupe ECOLO

 

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