Le mardi 15 mai 2018, la locale écolo de Durbuy recevait Philippe Lamberts, Député Européen pour en parler…

Le mardi 15 mai 2018, la locale écolo de Durbuy recevait Philippe Lamberts, Député Européen pour en parler.. En voici le résumé ainsi que les photos…

 

 

 

Demain, c’est ici et maintenant : La transition énergétique, un volet de la transition écologique

 

Micheline Têcheur et Éric Jurdant présentent la soirée en rappelant que ce sujet est vital car sans énergie, il n’y a pas de vie et donc plus d’avenir, ce qui est inimaginable. Le parcours du député nous est rappelé (vous pouvez le lire sur https://www.philippelamberts.eu/qui-suis-je/cv-et-photos/)

Philippe Lamberts, pédagogue de la transformation, rappelle qu’un élu n’est pas là uniquement lors de la campagne, mais également entre deux élections, c’est le travail d’un politique d’aller vers la population.

Venons-en au sujet: l’humain a dépensé en 200 ans une quantité d’énergie fossile qui a été construite en un million d’années et nous ne pouvons que constater qu’il n’y en a plus pour beaucoup de temps.

Le problème est mondial (offre) mais également local (demande), il touche donc la société entière.

 

La transition énergétique : un trèfle à quatre feuilles pour l’Europe

Nous vivons dans un espace physique limité et il est urgent de passer de l’énergie non renouvelable à un bouquet d’énergies renouvelables, ce qui est possible pour quasi la totalité des activités humaines (transport, industrie, chauffage, éclairage,…). Il faut éviter la surproduction (superflue) afin d’économiser l’énergie pour une meilleure efficacité de cette dernière.

Une des difficultés est la réticence au changement de l’Homme. Nous sommes écolo et social tant que cela ne touche ni notre portefeuille, ni notre confort personnel, une fois ce cap passé, nous devenons bien plus égocentrique.
Si dompter l’atome (production centralisée), l’énergie de base de la nature, est un must pour un scientifique, le challenge de la redistribution (décentralisée) est tout aussi gratifiant.

 

Impératif environnemental

L’Union Européenne est l’économie la plus circulaire au monde mais il est utopique de penser que l’on va passer de 14% de recyclage (1 gigatonne d’énergie recyclée sur 7) à 100%, chiffre simplement impossible dans la pratique. On remarque donc que la circularité ne peut pas tout résoudre.

Pour comprendre, il faut quitter l’économie pour la thermodynamique (car lorsque l’on ne voit pas une contrainte, on l’ignore) et remarquer qu’il faut toujours plus d’énergie pour en produire de moins en moins, le taux de retour énergétique ne cessant de diminuer.

 

Réponse à des besoins sociaux

  • La pauvreté énergétique : de plus en plus de monde et trop peu d’états membres y font attention.
  • La pollution de l’air (trafic routier) provoque trop de décès prématurés, cela à un coût important, financièrement mais également socialement.

 Opportunité économique

En investissant dans le détachement de l’exportation, on garde l’argent dans l’économie européenne même si cela coûte au départ (capital), cela évite les dépenses d’exploitations à long terme. Les circuits courts, contrairement aux exportations, permet ce détachement. Cela créerait des millions d’emplois.
Il est urgent que l’Europe redevienne leader au lieu de des Etats-Unis et à la Chine. Arrêter de ne voir que le profit direct, mais suivons les entrepreneurs qui voient à long terme.

 Nécessité stratégique

 Ce n’est pas stratégique d’être dépendant d’autres pays, il suffit de regarder la position que l’Europe prend pour le moment face à des pouvoirs en place dans les pays producteurs (Russie entre autre)

 Ce que l’Europe fait

  • Pas de véritables contraintes pour le marché des droits d’émission de CO², aucun début de changement important et, pour le moment, cette émission est loin d’être réellement coûteuse.
  • Objectifs pour les énergies renouvelables bien trop modestes.
  • Aucunes cibles nationales obligatoires, les objectifs ne cessent d’être reportés
    Trop d’incertitudes pour les investisseurs au lieu de prévisibilité et stabilité

 Ce que l’UE pourrait faire

  • Objectifs plus contraignants
  • Focalisation des moyens: les subsides doivent être là pour démarrer car c’est le premier pas qui coûte.

 Par la suite, nous ne doutons pas un instant que le privé prendra le relais.

 

Le débat commence avec ce point et je reprends donc quelques «bribes » de celui-ci.

  • La société se repolitise, elle a soif de changement (celui-là même qu’elle a difficile d’accepter).
  • Même si l’on n’a pas cessé de parler d’INVESTISSEURS, il faut dire qu’il ne s’agit simplement que de RENTIERS.
  • Le néolibéralisme n’est que l’inverse du libéralisme, il a peur de son «ennemi», la rente. C’est la politique du «citron pressé» qui, au lieu de protéger le citron, protège la main qui presse ce citron.
  • Il faut changer le monde en regardant comme il est et aller ensemble vers ailleurs mais surtout pas de regarder un «chef» qui serait dans l’ailleurs et qui nous appellerait à le rejoindre.
  • Etre un être humain, c’est ne jamais cesser de vouloir une vie meilleure.
  • Il faut cesser d’être dans ce système humain qui a été construit il y a des décennies et qui mène à la mort qu’est le capitalisme financier mais il faut être catalyseurs d’intelligence collective là où l’on est, à son échelle.
  • Arrêtons cette religion de la main invisible de l’économie avec ces prêtes néo-économistes et revenons-en au premier article de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits.). Lorsque l’on veut faire avancer la société.

Philippe Lamberts fiiti sur cette question en nous la posant à son tour :
Les grands changements dans l’Histoire ont souvent eu lieu après être rentré dans le mur. Va-t’on, cette fois-ci, prendre le virage du changement avant de foncer dans le mur ?

 

Merci de m’avoir lue et nous sommes là pour vos idées, commentaires, via notre mail ou notre page Facebook.

Audrey SIMON

Raportrice

Share This